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EXPEDITION KAMCHATKA Version imprimable Suggérer par mail

Horizon Libre supporte cette expédition qui a eu lieu au Kamchatka du 16 septembre 2009 au 16 novembre 2009.

Voici les principales zones de l'expédition :

   - Esso : traque des ours
     - Klioutshevkoi et ses douzes volcans
   - Nord de Petropavlovsk, volcan Koryaskaya
   - Sud de Petropavlovsk, volcan Vilivchinskaya

Pour charger le dossier de présentation, identifiez vous avec le nom d'utilisateur "client" et le mot de passe "client", allez dans Téléchargements et téléchargez le fichier "Kamchatka.pdf".

Galerie photos du raid : En cours de création.

Ci-dessous le journal de bord de l'expédition :

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DEPART LE 16 septembre 2009


Mardi 15 septembre : Fin des préparatifs. Ils sont prêts !

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Mercredi 16 septembre : Paris - Zurich - Saint-Pétersbourg

 

Debout 4h30, puis petit déjeuner et départ pour Roissy Charles-de-Gaulle. Première galère : Stéphane ne peut pas embarquer à cause de son passeport. Incompréhension de SwissAir des procédures administratives françaises. Jérémy et Cédric se permettent d'avoir leur avion perso, un par Zurich et l'autre par Copenhague. Jérémy se plonge dans le guide pour trouver où dormir ce soir. Pendant son survol de Riga, il tente de remplir sa fiche d'immigration en cyrillique.  

 

Jérémy retrouve Cédric à Saint-Pétersbourg et ils s'attaquent au centre ville. Premier bus, on leur prend 100 roubles au lieu de 52 et premier métro, négociation en russe de leur première contravention. Une mignonne auberge de jeunesse est dégotée au bout de trois heures de marche avec un petit sac de 20 kg sur l'épaule droite.

 

Pendant ce temps, Stéphane retourne chez lui et part en quête du tampon manquant. Grâce à l'aide providentielle du personnel de la sous-préfecture de Rambouillet (un ENORME merci à elles), Stéphane obtient le tampon adéquat et repart aussitôt pour l'aéroport. Après 45 minutes auprès de la compagnie SwissAir, on lui donne très gentiment un autre billet pour Saint-Pétersbourg. Stéphane retrouve ses deux compagnons à 23h00 dans une accolade très chaleureuse, qui fait du bien à tout le monde. Retour à l'auberge en taxi. Il est 1h11, le dortoir s'endort.

 

 

 

Jeudi 17 septembre : Saint-Pétersbourg  - Moscou - Petropavlovsk-Kamtchatski

 

Jérémy et Stéphane sont en route pour Moscou et c'est au tour de Cédric de rester en escale à Saint-Pétersbourg, son billet n'étant valable que pour le lendemain. Ce dernier vol de plus de 8h00 nous fait traverser huit fuseaux horaires. Nous assistons à un superbe lever de soleil dans l'avion après une très courte nuit dans un Tupolev nursery. Quatre avions différents pour enfin mettre les pieds sur cette péninsule tant désirée, 23h30 en France, 10h30 au Kamchatka, c'est chose faite, nous y voilà, atterrissage face au volcan actif Koriaskya, Jérémy applaudit et pousse un cri de joie dans l’avion.

 

Vendredi 18 septembre : une heure après réception des bagages, nous sommes installés dans un hôtel sympa au look extérieur ahurissant. En fin de journée, un cyber café en ville nous permet de vous tenir informés - avec son lot de fautes d'orthographe dues au clavier cyrillique- Nous remercions et comptons sur Emilie, la soeur de Jérémy, pour continuer de saisir. Quête suivante, obtenir le permis pour marcher au Kamchatka, et c'est pas gagné ... Les gens sont très accueillants mais la structure très rigide.

 

Samedi 19 septembre : rendez-vous dès 9h00 au bureau de la réserve du Kronoski pour obtenir le permis. Malgré de somptueuses photos, nous rentrons un peu déçus après notre entrevue dans un couloir en plein courant d'air pour nous entendre dire de revenir lundi matin. Nous ne désarmerons pas devant la bureaucratie et reviendrons à trois cette fois, lundi matin à la première heure. Nous cherchons aussi un contact pour obtenir le permis de déplacement sur le territoire. Tatyana s'en occupe tôt lundi matin. Nous récupérons Cédric à l'aéroport, très fatigué après un périple boîte de nuit à Saint-Pétersbourg, métro, vol, transit interminable à Moscou et vol pour Petropavlovsk.

 

L'après-midi est consacré à la visite de Petropavlovsk en compagnie d'Olga, péninsulienne et fan de rencontres avec des voyageurs du monde entier, de passage dans son beau pays. Une ville très contrastée dans un environnement extraordinaire de volcans actifs enneigés, et une baie coincée entre la mer de Béring et l'océan Pacifique. Les français et les anglais ont voulu prendre la ville pendant la guerre de Crimée.

 

 

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Arrivée de Cédric à l'aéroport (Le Koriasky en fond surplombe l'aéroport de ses 3 500m)

 

Dimanche 20 septembre : les administrations étant fermées, nous commençons par une grasse matinée qui nous permet à tous les trois de bien récupérer du jet lag. Nous affinons ensuite notre périple pour être prêts demain face aux autorités qui ne nous semblent pas très souples. La discussion risque d'être très serrée, nous ne sommes pas dans les standards d'ici : hélicoptère, site touristique, hélicoptère. Nous espérions pouvoir avoir plus de liberté ... Voulant aller manger en ville en se demandant si nous trouverions un endroit ouvert, nous découvrons une ville ultra animée avec presque tous les magasins ouverts, tout le contraire de Clermont-Ferrand par exemple... Nous faisons les derniers achats de matériel pour les treks et vous tenons au courant dans notre cyber café préféré. Nous attendons demain avec impatience, en croisant les doigts...Pour l'instant notre programme espéré est le suivant : cette semaine, départ mardi pour le sud (Vilnuisskaya), ensuite bus plein nord vers Kosyresvk (Kliouscheskov), puis visite de la région d'Esso et traversée du parc du Kronotsky du nord au sud et rentrée à pied sur Petropavlovsk.

 

Lundi 21 septembre : journée administrative de folie sur la capitale ! Interlocuteurs sur place très accueillants mais totalement inefficaces. Après refus catégorique du parc national, nous dégotons notre permis de marche en quelques heures par une agence de voyage. Dur dur l'autorisation de marcher en pleine nature...

 

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Bania Russe pour TOUT nettoyer 

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Vue des volcans autour du Kliousch depuis le bac traversant la rivière Kamchatka

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Première journée de forêt

Mardi 22 septembre : première longue journée de marche très difficile. Stéphane est littéralement exténué. De plus, impossible de trouver de l'eau sur le trajet. Arrivée le soir à 20h00, tellement fatigués que nous n'avons même pas le courage de nous faire à manger, un bout de pain et de fromage et au duvet.

 

Mercredi 23 septembre : deuxième jour : lever tôt. Après deux heures de marche, enfin un lac où nous avons pu remplir nos gourdes. Paysages magnifiques. A midi, grand luxe, un repas chaud qui a remonté le moral de tout le monde.

 

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La cabane de Kopito tant espérée la veille au soir et pas atteinte

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Vue lors du casse-croûte de midi

Jeudi 24 septembre : premier réveil avec des flocons de neige sur la tente. Départ en direction du Kliousch.

 

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 Le Tobalchik

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 Le Kliouschevskoi et le Kariem

Vendredi 25 septembre : trois centimètres  de neige au réveil, il fait brumeux et la neige donne une autre dimension à ces étendues volcaniques. A la fin du petit déjeuner, un ours passe à 200m sans même nous voir, un premier moment fort de la journée! Nous partons pour une étape que Jérémy annonce énorme. Nous croisons beaucoup de traces d'ours dans la neige mais n'en rencontrons aucun.

Le micro relief volcanique est éreintant; à midi Stéphane est déjà bien entamé physiquement et n'arrive pas à manger assez, malgré les encouragements de Cédric et Jérémy. Nous décidons de viser le refuge en dur à 3 200 m plutôt qu'un campement dans la neige. Après la traversée en largeur d'une ancienne langue de glacier, plutôt amusants ces franchissements, début d'une ascension longue et très très éprouvante vers un col qui n'en finit pas de s'éloigner. Stéphane, complètement au bout du rouleau, est escorté par Cédric jusqu'à la cabane pendant que Jérémy a préparé le refuge et fait du feu dans le poêle. Nous passons au dessus de la mer de nuages lors de l'ascension, ce qui nous vaut un sublime coucher de soleil sur la mer de nuages et les volcans.

Il fait - 6° quand Jérémy arrive au refuge et + 16° grâce au feu quand nous arrivons. Il est très tard, Cédric prépare un excellent boulghour et fait fondre de la neige.

 

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Notre ours
  
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Petite pause à 10H00

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La montée vers le col

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Trois hommes dans le brouillard et la neige...


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Cabane désirée à 3200m d'altitude

Samedi 26 septembre : Cédric et Jérémy se lèvent aux aurores avec un froid de canard. Ils partent pour l'ascension du Kliousch à 4 800m, le plus haut volcan actif d'Eurasie. Stéphane reste au refuge (son Everest c'était hier et d'autres sommets nous attendent plus tard). Au programme, grand froid pour les deux costauds et pour Stéphane, découper du bois et faire fondre la neige pour faire assez d'eau pour la journée et demain (10 litres de neige pour 1 litre d'eau).

Départ à 8h00 pour la tentative d'ascension du Klioutsch. En 5h30, ils atteignent son cratère, fumerolles de souffre et détonation sont au rendez-vous. Météo pas très clémente : vent, brouillard et neige les obligent à manger en moins de cinq minutes. Descente délicate vers le refuge après une belle journée de marche de 9h30. Stéphane a tout préparé et ils n'ont plus qu'à se mettre les pieds sous la table, quelle table d'ailleurs! Bien contents mais fatigués.

 


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Jérémy et Cédric au sommet du Kliouscheskoi

Dimanche 27 septembre : descente du refuge vers le pied du glacier. Tempête de neige au milieu des séracs. Ambiance haute montagne toute la journée. Plantage de tente très difficile à cause d'un vent violent. Nous cuisinons sous la tente et mangeons dans le duvet. Nuit au rythme des rafales de vent et des chutes de neige.

 

Lundi 28 septembre : réveil avec vingt centimètres de neige entre les deux parois de la tente. Humide et froid. Départ difficile à cause du froid. Journée plus courte de cinq heures de marche à l'azimut, dans un brouillard épais et un vent cinglant. Ambiance grand froid. Arrivée et nuit dans une cabane en bois très appréciée.

 


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Un bivouac difficile ...

 

 

 img_0772.jpgEt un retour lunaire ...

Mardi 29 septembre : retour à Kozyresk par la piste forestière de 40 km. Profil descendant mais long, très long. Des lignes droites interminables s'enchaînent et nos pieds chauffent, surchauffent. Stéphane s'attarde, se fait prendre par un side-car pour rejoindre ses camarades. Il les retrouve en compagnie de deux lascars revenant de la pêche et n'ayant attrapé que des bouteilles de vodka. Nous retrouvons nos petites cabanes en bois et dévorons une superbe omelette aux saucisses.


 

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Trace d'ours sur le chemin...

 


Mercredi 30 septembre : journée de repos en attente d'un taxi pour Esso, notre prochaine destination
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Marmotta Kamchatka
 

Jeudi 1er octobre : le taxi réservé a 4h30 de retard. Heureusement nous attendons au chaud dans nos cabanes. Il nous amène à bon port par une superbe piste, roulant où il peut pour éviter les trous et les camions. Esso, une charmante ville de 3000 habitants, au pied d'un massif de volcans, nous accueille dans une petite résidence avec piscine d'eau de source chaude, que l'on trouve en abondance dans ce coin.


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Rue de Kozyrevsk

 


Vendredi 2 octobre : visite à la Maison du Parc naturel Bystrinskiy. Nous sommes très bien reçus par un jeune parlant anglais. Diaporama, dépliants et maquettes bien détaillés nous permettent de définir notre prochain trek. Suivent les courses pour six jours d'autonomie et la préparation du sac. Il fait très beau à Esso et assez frais. Nous invitons les jeunes de la maison du parc à boire un coup dans notre appartement. Au menu : vodka, bière et chips.

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Vue du centre ville d Esso

Samedi 3 octobre : départ pour le deuxième trek, à partir de la ville d'Esso. Le réveil est difficile, après une soirée un peu arrosée.Très belle journée de randonnée avec plusieurs points de vue magnifiques et beaucoup de paysages et d'étages de végétation différents. Tout cela sous un soleil radieux.

Nous dormons sur un plateau, avec des volcans et des barres rocheuses tout autour de nous. Superbe coucher de soleil et lever de lune. Un point précis GPS nous indique que nous ne sommes pas sur la bonne trace. Demain, il va falloir couper à travers pour la récupérer.

 

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Rue d'Esso

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Bivouac sur les plateaux

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Et son lever de lune sur les volcans

Dimanche 4 octobre : journée galère de franchissements divers, à la recherche du sentier espéré. Nous coupons à travers la montagne (ça grimpe et ça descend fort), forêt dense (ça griffe et ça cingle) et rivière (ça mouille), mais rien n' y fait, nous ne trouvons pas la moindre sente. Sept heures de marche dans le dur et le temps qui vire à la neige. Nous arrivons trempés et fatigués et mangeons sous la tente.

 

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Nos deux équilibristes en pleine action

Lundi 5 octobre : après une nuit bien humide et un petit déjeuner sur le pouce, nous attaquons la forêt dense du Kamchatka au cap, en espérant rejoindre cette fameuse piste. Au bout d'un quart d'heure, nous devons déjà faire un semblant de pont avec un gros tronc d'arbre pour franchir une rivière. Ensuite progression à la boussole, à raison d' 1km à l'heure à cause du terrain difficile. Nous traversons plusieurs cours d'eau, à pied cette fois, les chaussures complètement trempées et nous complètement blasés.

Nous finissons par trouver un terrain dégagé après plusieurs heures. Jérémy repère alors une cabane près de laquelle nous trouvons notre sentier. Nous rentrons à Esso sous une petite pluie fine.

A notre arrivée, un russe en déplacement à Esso nous offre son quatre-heures, des bonnes patates à l'eau et au beurre ainsi que du lait. Il nous emmène ensuite visiter l'école de musique de la ville. Il interrompt tous les cours pour faire des petites démonstrations avec les élèves et les professeurs. Sympa !

Il se met même à jouer de la guitare dans le bureau de la directrice alors qu'elle est au téléphone. Excellent !

Nous voyons là ce que représente cette fameuse hospitalité russe. Un très bon moment de détente culturelle.

 

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Jérémy musicien

Mardi 6 octobre : retour à la Maison du Parc d'Esso pour préparer notre deuxième sortie dans la région. 


 

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Le musée Evans à Esso

Mercredi 7 octobre : départ d'Esso avec une heure de grimpette à froid. Nous trouvons la cabane marquant le début du chemin vers le refuge. Belle ballade sur un plateau surplombant la rivière traversant Esso. Quelques petites parties de sentiers rendent la progression plus facile que les autres jours. Il neige toute la journée avec un plafond très bas qui nous empêche toute vue, qui promettait pourtant d'être grandiose. Il fait froid et humide; nous attendons donc d'être arrivés au refuge pour déjeuner. Le refuge se trouve sur un col entre deux volcans. Le ciel se dégageant un peu, nous entrevoyons un endroit magnifique. Stéphane effectue l'ascension d'un des deux petits volcans, pendant que ses compères font la sieste. Le poêle du refuge nous permet de passer la soirée au chaud.

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La cabane

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ses occupants

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et sa cuisine !


Jeudi 8 octobre : effectivement, le panorama est simplement sublime. Le plafond, bien plus haut qu'hier, nous offre une matinée de toute beauté. Les quelques centimètres de neige tombés la veille et durant la nuit rendent féerique cette steppe entourée de volcans. La descente nous fait changer de paysage. Nous entrons dans une végétation plus fournie, à base d'arbres et d'arbustes aux couleurs orangées. Heureusement, une grosse piste tranche cette végétation très dense et nous permet facilement de retrouver la piste (route) menant à Esso. Aujourd'hui nous avons encore croisé des traces d'ours et d'oursons.

Voulant faire du stop pour éviter les 6 km de grosse piste avec camions et voitures (enfin, de temps en temps), nous arrêtons une voiture. Une personne en descend et la voiture repart. Loupé.

C'est un ethnologue russe de Vladivostok qui pensait avoir rejoint ses amis en nous voyant et a fait arrêter la voiture qui l'avait pris en stop 25 km avant, après une heure d'attente. Pas de chance !

Il doit maintenant faire la route à pied avec nous. Discutant avec lui en anglais, nous ne voyons pas le temps passer. Il prépare une thèse sur les Evans et vient étudier à Esso, au musée et à la bibliothèque. Il nous laisse son adresse, on se reverra peut-être à Vladivostok.

A l'arrivée, Jérémy fait la sieste les pieds dans la piscine d'eau chaude.

Ce soir nous sommes invités par les jeunes de la Maison du Parc qui étaient venus boire un coup à notre arrivée à Esso.

 

 p1010940.jpg Source d'eau chaude locale

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Retour vers Esso


Vendredi 9 octobre : voyage en bus vers Ielissovo.

 

Samedi 10 octobre : préparatifs.

 

Dimanche 11 octobre : départ du nouveau trek.

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En route vers le sommet du Mutnovski

 

Résumé du trek : départ sous un vent sibérien vers le Mutnovski. Les conditions météo changent brutalement vers le mauvais temps. Un bivouac en pente à 1 600m s'impose et il durera 40 heures sans pouvoir rester plus de deux minutes dehors. Ensuite, nous redescendons dans la vallée au milieu des sources d'eau chaude. Très beau  bivouac (glaiseux), malheureusement l'eau trop chaude (70°), ne nous permet pas de nous baigner.

Nous partons à l'assaut de la base de touristes du Viliuchinskaya sous un temps plus clément. Des traversées de rivières sont au rendez-vous et nous amènent les pieds trempés dans un camp agréable et bien équipé.

En route pour le col, nous sommes pris en stop par un 6x6 d'autochtones très sympathiques (café dans le camion, photos, sms) le tout installé sur les marchepieds opposés. Les descentes sans frein sont très impressionnantes pour nous. Le dernier bivouac, enfin à plat, se fera dans une petite forêt en bout de piste de retour.

Nous rentrons chez Marta le vendredi en stop, pour préparer le prochain trek dès dimanche matin.

 

Départ dimanche matin pour une semaine de trek dans le parc proche de Petropavlovsk entre le Koriaksky et l'Avashinsky.

 

 

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La tempête arrive

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Pendant les 40 heures de la tempête

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Départ après la tempête

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Bivouac au milieu des geysers

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Paysages Himalayens à 800 mètres d'altitude

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Baignade au campement

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Cédric s'accroche au 6x6 sur le chemin du retour


Dimanche 18 octobre : large piste jusqu’au camp Rangers au pied du Koriaksky et de l’Avashinsky. Parcours sous un soleil éclatant, comme tous les autres débuts de trek, ce qui est inquiétant quand on connait la météo que nous avons eu les jours suivants, lors des précédents treks. Nuit dans une roulotte métallique proposée par le gardien du campement. Nous nous couchons sous un ciel étoilé et sans vent, avec bon espoir pour le lendemain, car l’ascension prévue de l’Avashinsky ne pourra se faire que par beau temps. La baie d’Avacha et la ville de Petropavlovsk s’illuminent au loin quand le soleil couchant inonde les deux géants qui nous entourent.

 

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Sur la route des sommets
 
 

Lundi 19 octobre : lever à 6h15 pour un départ au plus tôt. Le ciel est complètement clair et le baromètre est même monté cette nuit. Nous tenons enfin notre ascension sous le soleil, du moins dès qu’il sera levé, car nous partons à la frontale grâce aux indications du Ranger hier soir. Quatre heures d’ascension pour 1 700 m de dénivelé pour atteindre le sommet du volcan actif Avashinsky. Nous assistons en prime à un magnifique lever de soleil sur les volcans, l’intérieur du parc, la baie d Avacha et le Pacifique. C’est un feu d artifice, toutes les vues sont plus belles les unes que les autres. La fin de l’ascension est  pentue et difficile, mais cela vaut la peine, le spectacle au sommet est vraiment étonnant : un énorme cratère fumant recouvert de monticules de neige façon boite à œufs. Rouge, orange, vert, les dépôts des fumerolles viennent contraster un blanc profond, c’est magique. L’absence de vent (c’est vraiment notre journée) nous permet de déjeuner au sommet  et d’y prendre un petit repos en plein soleil avant la descente. Une descente rapide dans la neige avec quelques belles glissades façon Telemark nous ramène à notre cabane de Ranger.

 

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Lever de soleil sur le Koriaksky

 

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Notre objectif 

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Au sommet 

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Au sommet

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Au milieu du cratère


Mardi 20 octobre : très longue journée de 8h40 dans le brouillard et sous la neige. Les sentiers, probablement cachés par la neige, sont introuvables et nous avançons dans le dur. Une petite clairière bienvenue, juste avant la nuit, accueille notre bivouac.

 


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Pont de singe


Mercredi 21 octobre : un kilomètre en 2h30, dont une traverse de rivière en Crocs (les grosses chaussures en mousse à la mode) avec de l’eau jusqu’aux genoux. La journée s’annonce difficile car le temps n’est pas de la partie non plus. A la sortie de ce labyrinthe végétal, nous remontons un petit torrent abrupt et à sec vers le col que nous visions ce matin. Ensuite vient une bonne heure de galère dans le bush enneigé et bingo, nous retrouvons la piste perdue hier matin. Après un déjeuner dans une cabane WWF posée sur une source d’eau ferrugineuse et pétillante (pas très goûteuse ni potable) nous suivons tranquillement la piste qui nous ramène au camp de touristes du parc. Le camp est installé à côté de nombreuses sources d'eau chaude et d’une prairie d’observation des ours. Toilette et vaisselle à l’eau chaude sous la neige, quel bonheur !

 

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Traversée de la riviere


Jeudi 22 octobre : matinée de repos avec bain chaud. L’après midi, première étape du chemin du retour vers la civilisation. Malgré la difficulté de faire un feu sous la neige avec du bois mouillé, nous mangeons au chaud autour d’un feu durement acquis.

 


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Lever de soleil sur les volcans
 
 
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Source d'eau chaude à 76,5°
 

Vendredi 23 octobre : notre dernière journée de montagne se fait dans une neige fraîche et sous le soleil. Un col à 1 160 m nous offre enfin une vue depuis l’ascension de l’Avashinsky. Une magnifique descente dans le grand blanc en bord de torrent nous amène jusqu’à notre dernière cabane du trek. Une bécasse et un lièvre furent les rencontres de la journée.

 


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La cabane de la journée
 


Samedi 24 octobre : ce dernier jour de trek en forêt termine tranquillement un mois bien plein d’aventures et d’émotions. La soirée d’hier fut en partie consacrée aux souvenirs de ces moments. De l’avis général, c’est le trek du Kliousch qui a le plus marqué les esprits. La montée pour Stéphane et la descente pour Cédric et Jeremy. Le plus beau et le plus varié restera ce dernier trek avec quatre jours de beau temps, une boucle de plus de 100 km et l’ascension du volcan Avashinsky. Un beau single track nous amène vers la sortie du parc et grâce à Jérémy, nous sommes pris en stop pour rentrer en ville.

 

Dimanche 25 octobre : vol de Petropavlovsk vers Vladivostok.

 

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Nos bagages et cadeaux ...

 

Lundi 26 octobre : visite de la partie est de Vladivostok.

 

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La baie de la Corne d'Or en Hommage à Istanbul

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Au sommet de Vladivostock

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Achat des billets pour la grande traversée

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Famille cosmopolite de Vladivostock - Voyageurs au long cours en transit

Mardi 27 octobre : visite de la partie ouest de Vladivostok et départ dans la soirée vers Irkoutsk par le Transsibérien.

 

Mercredi 28, jeudi 29, vendredi 30 octobre : trois jours et trois nuits de train. Nous dormons dans des couchettes le long du couloir car nous avons pris nos billets trop tard pour avoir un compartiment. Malgré tout c'est très confortable, il y a de vrais matelas avec draps et couvertures. L'ambiance est conviviale, les voyageurs sont très accueillants et nous invitent à partager leurs repas; l'apéro commence dès dix heures du matin. A chaque arrêt, des villageoises montent dans le train pour vendre des repas chauds. Nous passons le temps en jouant aux cartes et aux dames avec des enfants. Vendredi, arrivée à Irkoutsk.

 

 

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Notre train vers Irkoutsk

 

Samedi 31 octobre : visite d'Irkoutsk. Les maisons et les églises sont en bois. Visite agréable sous le soleil, -15° tout de même.

 

 

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Dimanche 1er  novembre : une petite journée de taxi nous emmène sur l'île d'Olkhon et nous permet de découvrir un environnement tout simplement magnifique. Longue de 70 km, l’île compte seulement 1 500 habitants.

Au programme, visite de Koujir et de ses plages. Nous partons faire un tour de VTT de 60 km pour gagner le cap nord de l'île, avec pique-nique sorti du sac et vue sur le Baikal.

Au retour de cette sortie une pause sur une des plus belles plages nous incite à tenter la baignade dans une eau plutôt fraîche à 2°. Nous sommes motivés par le dicton qui dit que celui qui se baigne dans le Baïkal vivra vieux.

Le soir, nous sommes bien contents de poser nos montures et de nous attaquer à l'apéritif local omoul-piva (poisson-bière) avant même de nous décontracter dans une petite bania (sauna russe).

 

 

 

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Le rocher des shamans à Koujir
 
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Maore More, petite mer du Baïkal
 
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Tradition shamanique
 
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Rue de Koujir
 
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Sur la pointe du rocher
 
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A la recherche de l'énergie shamanique
 
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Cap nord de l'île d'Olkhon
 
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Après la marche, le VTT
 
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Et l'escalade
 

Mercredi 4 novembre : retour à Irkoutsk. Nous préparons nos sacs et cap sur Moscou mais avant de mettre un pied dans la capitale, nous avons quelques 80 heures de train devant nous.

 

Moscou

 

 

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Métro
 
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Entrée de la Place Rouge
 
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Le GOUM 
 
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Basile le Bienheureux
 
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Les trois bienheureux
 
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Chocolate hostel
 
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Taxi de nuit moscovite
 
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Une des cathédrales du Kremlin
 
 
 
 Saint-Pétersbourg
 
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L'Hermitage dans le brouillard
 
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Eglise au bord du canal
 
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Le fort Saint-Pierre Saint-Paul
 
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La Neva
 
 
FIN DU PERIPLE
MERCI POUR VOTRE SOUTIEN ET VOTRE INTERET POUR L'EXPEDITION
 
''Un grand merci à Horizon Libre et à Stéphane, qui m'ont permis de réaliser mon rêve
et de vivre cette très belle aventure humaine avec deux bons compagnons de voyage"
Jérémy